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Bilan comptable : définition, présentation et analyse

Le 24 juillet 2021 - 7 minutes de lecture
bilan comptable : lunettes posées sur des documents financiers

Le bilan comptable est le document qui présente le patrimoine d’une entreprise à la date de clôture de son exercice : à gauche l’actif, ce qu’elle possède (immobilisations, stocks, créances, trésorerie) ; à droite le passif, ce qui le finance (capitaux propres, provisions, dettes). Les deux totaux sont toujours égaux. On le surnomme la « photographie » de l’entreprise, par opposition au compte de résultat qui retrace l’activité de l’année.

Avec le compte de résultat et l’annexe, le bilan forme les comptes annuels. Il sert au dirigeant pour piloter, aux banques pour accorder un crédit et aux repreneurs pour évaluer l’entreprise. Voici sa définition, sa structure, ses obligations et la méthode pour l’analyser. Pour anticiper les comptes à venir, apprenez à budgétiser la dotation aux amortissements dans un prévisionnel.

Le bilan comptable : définition

Le bilan décrit, à une date donnée, ce que l’entreprise possède et comment ces biens sont financés. Il est établi à la fin de chaque exercice comptable, en général une période de douze mois.

Il se distingue du compte de résultat, qui mesure les charges et les produits de l’exercice pour dégager un bénéfice ou une perte. Les deux documents sont liés : le résultat de l’exercice est reporté au passif du bilan, dans les capitaux propres.

La présentation du bilan

Le bilan prend la forme d’un tableau en deux colonnes.

L’actif : ce que l’entreprise possède

  • L’actif immobilisé : les biens destinés à rester durablement dans l’entreprise. Immobilisations incorporelles (fonds de commerce, logiciels, brevets), corporelles (terrains, bâtiments, machines, véhicules, ordinateurs) et financières (participations, dépôts de garantie).
  • L’actif circulant : les éléments liés au cycle d’exploitation, qui se renouvellent rapidement. Stocks, créances clients, autres créances, valeurs mobilières de placement et disponibilités (banque et caisse).

Le passif : ce qui finance l’actif

  • Les capitaux propres : le capital social, les réserves, le report à nouveau et le résultat de l’exercice. C’est ce qui appartient aux associés.
  • Les provisions pour risques et charges : des montants mis de côté pour faire face à un risque probable (litige, garantie donnée aux clients).
  • Les dettes : emprunts bancaires, dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales, autres dettes.

Des comptes de régularisation figurent de chaque côté. Ils rattachent à la bonne période des charges ou des produits enregistrés à cheval sur deux exercices, comme un loyer payé d’avance.

Exemple de bilan simplifié

Chiffres d’illustration, en euros :

ActifMontantPassifMontant
Immobilisations80 000Capital social20 000
Stocks20 000Réserves30 000
Créances clients30 000Résultat de l’exercice10 000
Trésorerie10 000Emprunts bancaires50 000
Dettes fournisseurs20 000
Dettes fiscales et sociales10 000
Total actif140 000Total passif140 000
bilan comptable : lunettes posées sur un registre de comptabilité ouvert

À quoi sert le bilan comptable ?

Le bilan est d’abord une obligation légale, mais c’est aussi un outil de gestion :

  • Diagnostiquer la santé financière : l’entreprise est-elle suffisamment financée par ses fonds propres ? Peut-elle payer ses dettes à court terme ?
  • Obtenir un financement : la banque analyse le bilan avant d’accorder un prêt ; un investisseur aussi, avant d’entrer au capital.
  • Préparer une cession ou une reprise : le repreneur y trouve la consistance du patrimoine, le niveau d’endettement et les moyens d’action de l’entreprise.
  • Suivre l’évolution : la comparaison des bilans successifs montre si l’entreprise se renforce ou s’affaiblit.

Qui doit établir un bilan comptable ?

Les commerçants et les sociétés commerciales doivent établir chaque année des comptes annuels comprenant le bilan, le compte de résultat et une annexe. Les plus petites entreprises bénéficient de présentations simplifiées, et certaines peuvent être dispensées d’annexe.

Les sociétés commerciales (SARL, SAS, SA notamment) doivent ensuite faire approuver leurs comptes par les associés dans les six mois suivant la clôture, puis les déposer au greffe du tribunal. Les plus petites peuvent demander que leurs comptes ne soient pas rendus publics. L’absence de dépôt expose la société et ses dirigeants à des sanctions.

Les micro-entrepreneurs, eux, ne sont pas tenus d’établir de bilan : ils tiennent un livre des recettes et, le cas échéant, un registre des achats.

Le recours à un expert-comptable n’est pas imposé par la loi, mais il est très fréquent : il établit les comptes annuels, les liasses fiscales et peut vous aider à les interpréter.

Comment analyser un bilan comptable

Lire le bilan ligne par ligne

Commencez par le haut de chaque colonne. À l’actif, regardez le poids des immobilisations, le niveau des stocks et des créances clients, puis la trésorerie disponible. Au passif, regardez le montant des capitaux propres par rapport au total, puis la nature des dettes : à long terme (emprunts) ou à court terme (fournisseurs, dettes fiscales et sociales). L’annexe complète cette lecture : elle détaille les échéances des dettes et des créances, les engagements hors bilan, les méthodes comptables et la liste des filiales et participations.

Le fonds de roulement, le BFR et la trésorerie

Trois indicateurs se calculent directement à partir du bilan :

  • Le fonds de roulement (FR) = ressources stables (capitaux propres + dettes à long terme) − actif immobilisé. Positif, il signifie que les investissements durables sont financés par des ressources durables, avec un excédent disponible pour le cycle d’exploitation.
  • Le besoin en fonds de roulement (BFR) = stocks + créances d’exploitation − dettes d’exploitation. Il mesure l’argent immobilisé par le décalage entre les encaissements clients et les paiements fournisseurs. Pour le calculer et le réduire, consultez notre article sur le besoin en fonds de roulement.
  • La trésorerie nette = FR − BFR.

Dans l’exemple ci-dessus : FR = (60 000 + 50 000) − 80 000 = 30 000 € ; BFR = (20 000 + 30 000) − (20 000 + 10 000) = 20 000 € ; trésorerie nette = 30 000 − 20 000 = 10 000 €, ce qui correspond bien à la trésorerie inscrite à l’actif.

Les principaux ratios

RatioCalculCe qu’il indique
Autonomie financièreCapitaux propres ÷ total du passifLa part de l’entreprise financée par ses associés
EndettementDettes financières ÷ capitaux propresLe poids des emprunts par rapport aux fonds propres
Liquidité généraleActif circulant ÷ dettes à court termeLa capacité à payer les dettes à court terme avec les actifs à court terme
Vétusté des immobilisationsAmortissements cumulés ÷ immobilisations brutesLe degré d’usure de l’outil de production

Les points d’attention

Surveillez particulièrement des capitaux propres faibles ou négatifs, des stocks qui augmentent plus vite que l’activité, des créances clients qui s’allongent et des provisions pour risques en hausse. Ce sont souvent les premiers signes d’une difficulté.

Un bilan solide est aussi un argument pour vos partenaires. Pour le communiquer à vos prospects, rien ne vaut une présentation claire de votre entreprise, de son histoire et de ses références sur votre site : c’est l’objet d’une création de site vitrine.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre bilan et compte de résultat ?

Le bilan montre le patrimoine à la date de clôture : ce que l’entreprise possède et doit. Le compte de résultat retrace les charges et les produits de l’exercice et calcule le bénéfice ou la perte, qui est ensuite reporté dans les capitaux propres du bilan.

Pourquoi l’actif est-il toujours égal au passif ?

Parce que le passif décrit l’origine des ressources et l’actif leur utilisation : tout ce que l’entreprise possède a été financé soit par ses associés, soit par des tiers. Les deux colonnes décrivent donc les mêmes montants sous deux angles.

Une micro-entreprise doit-elle faire un bilan ?

Non. Le micro-entrepreneur tient un livre des recettes et, selon son activité, un registre des achats, mais il n’établit pas de bilan ni de compte de résultat.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel