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Pick-to-light : fonctionnement, avantages et inconvénients

Le 20 juin 2022 - 8 minutes de lecture
pick-to-light : allée d'entrepôt avec rayonnages et chariot de préparation

Le pick-to-light est un système de préparation de commandes dans lequel un voyant lumineux, placé sur chaque emplacement de stockage, indique au préparateur où prélever et un afficheur lui donne la quantité ; il confirme ensuite le prélèvement d’une simple pression sur un bouton. Ses atouts : rapidité, précision et formation éclair des nouveaux opérateurs. Ses limites : un investissement élevé et une faible souplesse quand le stock change souvent d’emplacement.

La préparation de commandes (le « picking ») pèse lourd dans les coûts d’un entrepôt : déplacements, recherches, erreurs à corriger, retours clients. Ce guide explique le fonctionnement du pick-to-light, ses variantes, ses avantages et ses inconvénients, et les situations dans lesquelles il est vraiment rentable.

Qu’est-ce que le pick-to-light ?

Le terme anglais « pick-to-light » (PTL, parfois « pick by light ») signifie littéralement « prélever grâce à la lumière ». Il désigne une technologie de préparation de commandes sans papier : au lieu de lire une liste imprimée et de chercher chaque article, l’opérateur suit des signaux lumineux installés sur les rayonnages.

Chaque emplacement est équipé d’un module comprenant :

  • un voyant LED, souvent de plusieurs couleurs pour distinguer des opérateurs ou des commandes ;
  • un afficheur numérique qui indique la quantité à prélever ;
  • un bouton de confirmation, parfois accompagné de touches pour corriger une quantité ou signaler une rupture.

Les modules sont pilotés par un logiciel de contrôle, relié au système de gestion d’entrepôt, le WMS (Warehouse Management System), qui connaît les commandes à préparer et l’emplacement de chaque article.

Pick-to-light et put-to-light : quelle différence ?

On confond souvent les deux. Le pick-to-light guide le prélèvement : la lumière indique l’emplacement de stock où prendre l’article. Le put-to-light guide la répartition : l’opérateur scanne un article déjà prélevé en masse, et la lumière lui indique dans quel bac ou quel carton de commande le déposer. Les deux technologies se combinent souvent, par exemple pour préparer plusieurs commandes en un seul passage.

Comment fonctionne le pick-to-light ?

  1. Le WMS transmet au système PTL les commandes à préparer.
  2. L’opérateur lance une commande, en général en scannant le code-barres d’un bac ou d’un bon de préparation.
  3. Les voyants s’allument sur tous les emplacements concernés dans sa zone ; chaque afficheur indique la quantité à prendre.
  4. L’opérateur prélève les articles et appuie sur le bouton de chaque emplacement pour confirmer. Le voyant s’éteint.
  5. Quand tous les voyants de la zone sont éteints, la commande passe à la zone suivante ou à l’emballage.

Chaque confirmation met à jour le stock en temps réel dans le WMS. Le système peut aussi gérer plusieurs commandes en même temps : l’opérateur utilise alors un chariot équipé de voyants et d’afficheurs, qui lui indiquent dans quel bac déposer chaque article prélevé.

Les fonctionnalités varient d’un fabricant à l’autre : affichage du numéro de commande, informations détaillées sur l’article, messages dans plusieurs langues, signalement des ruptures, accusé de réception des marchandises.

pick-to-light : préparateur rangeant des articles sur les rayonnages d'un entrepôt

Les avantages du pick-to-light

Une préparation plus rapide

Le préparateur ne lit plus de liste et ne cherche plus les références : le voyant lui montre directement où prendre l’article, et il garde les mains libres. Les cadences augmentent nettement par rapport à une préparation sur papier, en particulier pour les articles à forte rotation, prélevés très souvent.

Moins d’erreurs

En ne s’allumant que sur le bon emplacement et en affichant la bonne quantité, le système réduit fortement les erreurs de prélèvement. Or chaque erreur coûte cher : réexpédition, gestion du retour, client mécontent. La confirmation par bouton crée aussi une traçabilité : on sait qui a prélevé quoi, et quand.

Une formation très courte

Avec un système PTL, nul besoin de connaître par cœur l’emplacement de chaque article. Un intérimaire ou un nouveau salarié devient opérationnel en quelques heures. C’est un atout majeur pour les entreprises qui font face à des pics d’activité saisonniers et recrutent des renforts temporaires.

Un stock à jour en temps réel

Chaque prélèvement confirmé est transmis au WMS. Les écarts d’inventaire diminuent, les ruptures sont détectées plus tôt et le réapprovisionnement peut être déclenché au bon moment.

Moins de papier

Plus de listes de préparation imprimées, raturées puis jetées : l’ensemble du processus est numérique. L’économie de papier est un bénéfice secondaire, mais réel à l’échelle d’un entrepôt qui traite des milliers de lignes de commande.

Les inconvénients du pick-to-light

Un investissement important

Chaque emplacement doit être équipé d’un module, câblé ou sans fil, et le système doit être intégré au WMS. Le coût dépend directement du nombre d’emplacements : il devient vite élevé pour un grand catalogue. S’y ajoutent l’installation, le paramétrage et la maintenance.

Une faible souplesse

Le système est lié à des emplacements fixes. Si les articles changent souvent de place, si le catalogue évolue vite ou si l’entrepôt est réorganisé, il faut reparamétrer, voire déplacer le matériel.

Une efficacité variable selon les articles

Le pick-to-light est très performant sur les articles à forte rotation, stockés dans une zone compacte. Il l’est beaucoup moins pour les articles volumineux, les références rarement commandées ou les grandes surfaces de stockage, où le temps de déplacement domine. D’autres technologies (lecture de codes-barres sur terminal, commande vocale, robots mobiles) sont alors plus adaptées.

Une dépendance au système informatique

Comme tout équipement connecté au système d’information, le PTL dépend de la disponibilité du réseau et du WMS. Une panne arrête la préparation : prévoyez une procédure de secours et des mesures de cybersécurité adaptées.

Dans quels secteurs utiliser le pick-to-light ?

Le PTL est répandu dans les activités qui préparent beaucoup de petites commandes composées d’articles de petite taille :

  • la distribution et la vente en ligne ;
  • la pharmacie et la répartition pharmaceutique ;
  • les pièces détachées, notamment automobiles ;
  • la cosmétique, l’optique, les produits de beauté ;
  • l’industrie, pour l’approvisionnement des postes de montage (on parle alors de « pick-to-light d’assemblage »).

Il s’intègre facilement dans une organisation en zones : chaque opérateur travaille dans une zone délimitée, et le bac de commande passe d’une zone à l’autre sur un convoyeur. Il se combine aussi avec des systèmes de stockage automatisés, qui amènent les bacs devant l’opérateur, dont la zone de prélèvement est équipée de voyants. Pour aller plus loin sur l’organisation d’un entrepôt, lisez notre article sur les opérations logistiques à grande échelle.

Comment savoir si le pick-to-light est rentable ?

Avant d’investir, mesurez votre situation actuelle : nombre de lignes de commande par jour, cadence par préparateur, taux d’erreur, coût d’une erreur, part de l’intérim dans vos équipes. Le PTL est d’autant plus rentable que le volume est élevé, que les articles sont petits et concentrés et que le taux d’erreur actuel est coûteux. Demandez aux fournisseurs une étude sur vos propres données et visitez un site client comparable.

Si vous êtes vous-même prestataire logistique ou intégrateur, ces critères sont aussi ceux que vos prospects examinent. Présenter clairement vos équipements, vos secteurs et vos références sur votre site aide à les convaincre avant même le premier rendez-vous ; une création de site vitrine pensée pour le référencement vous rend visible sur ces recherches spécialisées.

Questions fréquentes

Quelle est la définition du pick-to-light ?

C’est une méthode de préparation de commandes sans papier : des voyants lumineux installés sur les emplacements de stockage indiquent au préparateur où prélever et combien, et il confirme chaque prélèvement en appuyant sur un bouton.

Quelle différence entre pick-to-light et pick-by-voice ?

Le pick-to-light guide l’opérateur par des signaux lumineux fixés sur les rayonnages. Le pick-by-voice (ou commande vocale) lui donne les instructions dans un casque audio, et il confirme à la voix. La commande vocale coûte moins cher par emplacement et convient mieux aux grands entrepôts ; le pick-to-light est plus rapide sur des zones compactes à forte rotation.

Le pick-to-light convient-il à une petite entreprise ?

Oui si elle prépare beaucoup de petites commandes sur un nombre limité de références. Des solutions modulaires, sans fil ou sur chariot, réduisent l’investissement de départ. Pour un faible volume, un terminal de lecture de codes-barres reste souvent plus rentable.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel