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Total cost of ownership (TCO) : définition, calcul et exemples

Le 18 mars 2022 - 7 minutes de lecture
total cost of ownership : flotte de véhicules utilitaires blancs garés sur un parking

Le TCO (Total Cost of Ownership, ou coût total de possession) est la somme de tout ce que coûte un bien ou un service pendant toute sa durée d’utilisation : prix d’achat, mais aussi installation, formation, énergie, maintenance, assurance, immobilisation, puis fin de vie, moins la valeur de revente éventuelle. Il permet de comparer des offres sur leur coût réel et non sur leur seul prix affiché. Un équipement bon marché à l’achat se révèle souvent plus cher sur cinq ans qu’un modèle plus coûteux mais plus fiable et plus sobre.

Qu’est-ce que le TCO ?

L’expression anglaise Total Cost of Ownership se traduit par « coût total de possession » (CTP) ; on parle aussi de coût global ou de coût du cycle de vie. La méthode a été popularisée à la fin des années 1980 par le cabinet Gartner pour évaluer le coût réel des équipements informatiques, dont le prix d’achat ne représentait qu’une fraction des dépenses.

Le principe est simple : additionner l’ensemble des coûts directs et indirects (souvent appelés coûts cachés) liés à un bien, depuis son acquisition jusqu’à sa sortie de l’entreprise. Le résultat permet de :

  • comparer objectivement plusieurs fournisseurs ou plusieurs technologies ;
  • décider entre acheter, louer ou externaliser ;
  • anticiper les dépenses futures dans le budget ;
  • identifier les postes de coût sur lesquels agir.

À quoi sert le calcul du TCO ?

  • Anticiper toutes les dépenses occasionnées par un bien, de l’achat à la fin de vie.
  • Éviter les mauvaises économies : un prix bas qui cache une consommation élevée, une maintenance coûteuse ou une durée de vie courte.
  • Éviter la surqualité : payer des fonctionnalités ou des performances dont vous n’avez pas besoin.
  • Évaluer le retour sur investissement d’un projet en mettant en regard le coût complet et les gains attendus.
  • Structurer la politique d’achat : les acheteurs négocient sur le coût global, pas seulement sur le prix.
  • Arbitrer entre faire et faire faire : internaliser une activité ou la confier à un prestataire.

Que prend-on en compte dans le calcul du TCO ?

Il n’existe pas de formule unique : les postes retenus dépendent du bien, du secteur et de la durée d’analyse. La structure la plus courante est la suivante :

PosteExemples
Prix d’achatPrix négocié, remises, conditions de paiement
Coûts d’acquisitionTransport, emballage, droits de douane, installation, mise en service, paramétrage
Coûts d’utilisationÉnergie, consommables, licences et abonnements, assurances, taxes
Coûts humainsFormation des utilisateurs, temps de support interne, gestion administrative
MaintenanceEntretien, réparations, pièces détachées, contrats de service
Coûts de possessionStockage, gestion des stocks de pièces, coût de l’argent immobilisé, dépréciation
Coûts de non-qualitéPannes, arrêts de production, retards de livraison, non-conformités
Fin de vieDémontage, recyclage, destruction, effacement sécurisé des données
Valeur résiduellePrix de revente, à déduire du total

En résumé : TCO = prix d’achat + coûts d’acquisition + coûts d’utilisation et de maintenance + coûts de fin de vie − valeur de revente, sur une durée définie (souvent trois à cinq ans).

Un exemple simple

Imaginons (exemple fictif) deux imprimantes professionnelles comparées sur quatre ans. La première coûte moins cher à l’achat mais ses cartouches et sa consommation sont plus élevées ; la seconde coûte davantage, mais son coût par page et ses pannes sont moindres. En additionnant achat, consommables, énergie et maintenance sur quatre ans, la seconde peut se révéler moins chère au total. C’est exactement ce que le TCO met en évidence.

Pour les décisions d’investissement importantes, on peut aller plus loin en actualisant les dépenses futures, c’est-à-dire en tenant compte du fait qu’un euro dépensé dans cinq ans pèse moins qu’un euro dépensé aujourd’hui : c’est le principe de la valeur actuelle nette.

Les domaines d’application du TCO

L’informatique

C’est le domaine d’origine de la méthode. Pour un ordinateur, un serveur ou un logiciel, le prix d’achat ou de licence ne représente qu’une partie du coût : installation, sécurité, mises à jour, support, formation, énergie, renouvellement. Comparer un logiciel installé sur vos serveurs et une solution en ligne par abonnement (SaaS) n’a de sens qu’en TCO.

La méthode est souvent complétée par la TVO (Total Value of Ownership, valeur totale de possession), qui mesure aussi les gains apportés par l’investissement : productivité, nouvelles ventes, réduction des risques. À lire également, sur un autre outil de calcul des coûts : notre article sur la méthode CUMP.

total cost of ownership : serveurs informatiques dans une salle de données, exemple de coût de possession

Les véhicules et les flottes

Pour une voiture ou un utilitaire, le TCO intègre le prix d’achat ou les loyers, le carburant ou l’électricité, l’entretien, les pneus, l’assurance, la fiscalité, les péages et la valeur de revente. Un véhicule moins cher à l’achat peut coûter plus cher à l’usage. Les gestionnaires de flotte raisonnent à plusieurs niveaux :

  • le TCO véhicule : coûts liés au véhicule lui-même ;
  • le TCO conducteur : impact du comportement de conduite sur la consommation, l’usure et la sinistralité ;
  • le TCO flotte : coûts de gestion, d’administration et de pilotage de l’ensemble du parc.

L’industrie et les achats

Pour une machine, un composant ou un fournisseur, le TCO intègre la qualité (taux de défauts), la fiabilité des délais, les coûts logistiques et le coût des arrêts de production. Un fournisseur moins cher mais moins fiable peut coûter plus cher au final.

L’immobilier et les équipements

Bâtiments, systèmes de chauffage, éclairage : la consommation d’énergie et la maintenance sur plusieurs décennies pèsent souvent plus lourd que l’investissement initial.

Les limites du TCO

  • Certains coûts sont difficiles à estimer : durée de vie réelle, pannes, évolution des prix de l’énergie.
  • Le résultat dépend fortement des hypothèses retenues : documentez-les pour que l’analyse soit lisible et discutable.
  • Le TCO mesure les coûts, pas la valeur : il faut le compléter par une analyse des bénéfices attendus.

Le TCO s’appuie sur une bonne connaissance de vos coûts internes ; notre article sur le prix de revient explique comment les calculer.

Et le TCO d’un site internet ?

La méthode s’applique aussi au web. Le prix de création d’un site n’est qu’une partie de son coût : hébergement, nom de domaine, maintenance et mises à jour de sécurité, licences d’extensions, temps passé à publier, refonte au bout de quelques années. À l’inverse, un site bien référencé génère des demandes sans payer chaque clic. Pour une création de site vitrine, nous détaillons ces coûts récurrents dès le devis, pour que vous puissiez comparer les offres sur leur coût réel.

FAQ

Quelle est la définition du TCO ?

Le TCO, ou coût total de possession, est l’ensemble des coûts supportés pour un bien ou un service sur toute sa durée d’utilisation : achat, mise en service, utilisation, maintenance et fin de vie, diminués de sa valeur de revente.

Comment calculer un TCO ?

Fixez une durée d’analyse, listez tous les postes de coût (achat, installation, énergie, maintenance, formation, fin de vie), estimez-les année par année, additionnez-les puis déduisez la valeur de revente. Comparez ensuite les options sur la même base.

Quelle différence entre TCO et prix d’achat ?

Le prix d’achat n’est que la dépense initiale. Le TCO y ajoute tous les coûts qui suivent pendant la durée de vie du bien, souvent plus élevés que le prix d’achat lui-même.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel