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Définition SARL : fonctionnement, fiscalité et avantages

Le 27 juillet 2021 - 8 minutes de lecture
définition SARL : des associés font le point dans leur bureau

La SARL (société à responsabilité limitée) est une société commerciale qui réunit de 2 à 100 associés, dont la responsabilité est limitée au montant de leurs apports. Elle est dirigée par un ou plusieurs gérants, obligatoirement des personnes physiques, et son capital est librement fixé à partir de 1 €. Elle est soumise par défaut à l’impôt sur les sociétés, avec une option possible pour l’impôt sur le revenu sous conditions.

C’est une forme très utilisée par les PME et les entreprises familiales, appréciée pour son cadre juridique précis, qui protège notamment les associés minoritaires. Lorsqu’elle ne compte qu’un associé, on parle d’EURL. Voici la définition de la SARL, son fonctionnement, sa fiscalité et ses avantages.

SARL : définition et caractéristiques

Les associés

Une SARL compte au moins 2 associés et au maximum 100. Les associés peuvent être des personnes physiques ou des personnes morales. Avec un seul associé, la société prend la forme d’une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, détaillée dans notre article sur l’EURL.

Leur responsabilité est limitée à leurs apports : en cas de difficulté, les créanciers de la société ne peuvent pas saisir leur patrimoine personnel, sauf garanties personnelles accordées (une caution bancaire, par exemple) ou faute de gestion.

Le capital social

Le capital est librement fixé par les statuts, 1 € au minimum. Les apports en numéraire doivent être libérés d’au moins un cinquième à la création, le solde dans les cinq ans. Les apports en nature sont évalués par un commissaire aux apports ; les associés peuvent s’en dispenser à l’unanimité lorsqu’aucun apport en nature ne dépasse 30 000 € et que leur total n’excède pas la moitié du capital.

Le gérant

La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants, qui doivent être des personnes physiques. Le gérant peut être associé ou non. Il est nommé dans les statuts ou par une décision des associés, et dispose des pouvoirs les plus étendus pour agir au nom de la société dans la limite de l’objet social.

Les décisions des associés

Les associés se prononcent sur les décisions importantes : approbation des comptes, nomination du gérant, modification des statuts. Les comptes annuels doivent être approuvés dans les six mois suivant la clôture de l’exercice, puis déposés au greffe du tribunal.

La cession de parts sociales à un tiers étranger à la société est soumise à l’agrément des associés, ce qui permet de contrôler l’entrée de nouveaux partenaires.

Les formalités de création d’une SARL

  1. Rédiger et signer les statuts : dénomination, forme, objet social, siège, durée, capital, apports de chaque associé, répartition des parts, règles de fonctionnement.
  2. Déposer les apports en numéraire sur un compte bloqué au nom de la société en formation.
  3. Nommer le ou les gérants.
  4. Publier un avis de constitution dans un support habilité à recevoir les annonces légales.
  5. Déposer le dossier d’immatriculation sur le guichet unique des formalités d’entreprises, qui a remplacé les anciens centres de formalités des entreprises, avec les statuts, l’attestation de dépôt des fonds, l’attestation de parution de l’annonce et les justificatifs nécessaires à une activité réglementée.

À l’issue de l’immatriculation au registre du commerce et des sociétés, la SARL obtient la personnalité morale, un numéro SIREN et un extrait Kbis.

définition SARL : associés réunis en réunion autour d'une table de bureau

La fiscalité de la SARL

L’impôt sur les sociétés, régime par défaut

La SARL est soumise de plein droit à l’impôt sur les sociétés (IS). Le bénéfice est imposé au nom de la société ; si elle ne fait pas de bénéfice, elle ne paie pas d’IS. Le taux normal est de 25 %. Un taux réduit de 15 % s’applique sur la fraction du bénéfice jusqu’à 42 500 €, si la société remplit trois conditions : un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros, un capital entièrement libéré, et un capital détenu à au moins 75 % par des personnes physiques (ou par des sociétés qui respectent elles-mêmes ces conditions). Le détail est expliqué dans notre article sur le taux réduit de l’impôt sur les sociétés.

L’IS se paie en principe par acomptes trimestriels, avec une régularisation après la clôture. Les montants et seuils évoluent avec les lois de finances : vérifiez-les chaque année avec votre expert-comptable.

L’option pour l’impôt sur le revenu

Les associés peuvent opter pour l’impôt sur le revenu (IR) : le bénéfice est alors imposé directement entre les mains de chaque associé, au prorata de ses droits, dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou non commerciaux. L’option est réservée aux jeunes sociétés qui remplissent notamment ces conditions :

  • moins de cinq ans d’existence ;
  • moins de 50 salariés ;
  • chiffre d’affaires ou total de bilan inférieur à 10 millions d’euros ;
  • au moins 50 % des droits de vote détenus par des personnes physiques, et au moins 34 % par les dirigeants et leur famille.

L’option vaut pour cinq exercices au maximum. La SARL de famille, constituée entre membres d’une même famille (parents en ligne directe, frères et sœurs, conjoints ou partenaires de PACS) et exerçant certaines activités, peut opter pour l’IR sans limitation de durée.

Le régime social du gérant

Situation du gérantRégime socialConséquences
Gérant majoritaire (plus de 50 % des parts, seul ou avec les autres gérants)Travailleur non salarié, affilié à la Sécurité sociale des indépendantsCotisations moins élevées qu’un salarié, protection sociale plus réduite, pas d’assurance chômage
Gérant minoritaire ou égalitaire rémunéréAssimilé salarié, affilié au régime généralCotisations plus élevées, protection sociale proche de celle d’un salarié, sans assurance chômage au titre du mandat
Gérant non rémunéréPas d’affiliation au titre du mandatPas de cotisations sur la rémunération, mais pas de droits sociaux associés

Pour le gérant majoritaire, la part des dividendes qui dépasse 10 % du capital social, des primes d’émission et des sommes versées en compte courant est soumise aux cotisations sociales.

Les avantages de la SARL

  • Un cadre juridique sécurisant : les règles de fonctionnement sont largement fixées par la loi, ce qui limite les statuts à rédiger et protège les associés minoritaires, notamment grâce à l’agrément des cessions de parts.
  • Une responsabilité limitée aux apports : le patrimoine personnel des associés est protégé, sauf garanties données.
  • Un capital libre : la société peut être créée avec un capital modeste.
  • Un régime social adaptable : selon la répartition des parts, le gérant relève du régime des indépendants ou des assimilés salariés.
  • Une fiscalité modulable : IS par défaut, option IR pour les jeunes sociétés et les SARL de famille.
  • Le conjoint peut participer à l’activité, sous conditions, avec le statut de conjoint collaborateur, de conjoint salarié ou de conjoint associé.
  • Le maintien de certaines aides : un créateur indemnisé par l’assurance chômage peut, selon sa situation, conserver tout ou partie de ses allocations.

Ses limites : la gérance ne peut pas être confiée à une personne morale, le fonctionnement est moins souple que celui d’une SAS, et l’entrée d’investisseurs y est moins aisée.

Faire connaître sa SARL

Une fois la société créée, sa dénomination, sa forme, son capital, son siège et son numéro d’immatriculation doivent figurer sur ses documents commerciaux et dans les mentions légales de son site. Pour une PME qui démarre, un site clair qui présente l’activité, la zone d’intervention et les coordonnées est souvent le premier outil commercial : c’est l’objet d’une création de site vitrine.

Questions fréquentes

Quelle est la définition d’une SARL ?

C’est une société commerciale de 2 à 100 associés, dont la responsabilité est limitée à leurs apports, dirigée par un ou plusieurs gérants personnes physiques. Avec un associé unique, elle prend le nom d’EURL.

Quel est le capital minimum d’une SARL ?

Il est libre : 1 € suffit légalement. Au moins un cinquième des apports en numéraire doit être versé à la création, le reste dans les cinq ans.

Quelle différence entre SARL et SAS ?

La SARL a un fonctionnement largement encadré par la loi et un gérant affilié au régime des indépendants s’il est majoritaire. La SAS offre une grande liberté statutaire, et son président est toujours assimilé salarié lorsqu’il est rémunéré. Le choix dépend du projet, du nombre d’associés et des besoins de financement.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel