Création de site

Traduire un site en anglais : pourquoi et comment s’y prendre

Le 19 janvier 2022 - 6 minutes de lecture
Traduire un site en anglais : globe terrestre miniature symbolisant les marchés internationaux

Traduire un site en anglais permet de toucher des clients au-delà des frontières, de développer son chiffre d’affaires et de se positionner sur les recherches faites en anglais, à condition que la traduction soit de qualité et que chaque page anglaise ait sa propre adresse, indexable par Google. Une traduction automatique non relue ou un simple bouton « traduire » ne suffisent pas : ils exposent à des erreurs et n’apportent aucun référencement.

Un site internet est un outil efficace pour promouvoir une activité. Pour conquérir de nouveaux marchés, notamment à l’étranger, la version anglaise est souvent la première étape. Voici les raisons de franchir le pas, les méthodes de traduction possibles, les facteurs qui déterminent le budget et les règles techniques à respecter pour que la version anglaise soit vraiment visible.

Pourquoi traduire son site en anglais ?

Accéder à de nouveaux marchés

L’anglais est la langue la plus utilisée dans les échanges commerciaux internationaux. Il est parlé par plus d’un milliard de personnes, comme langue maternelle ou seconde langue. Une version anglaise rend votre site accessible à des clients, partenaires ou distributeurs étrangers qui ne lisent pas le français, et vous fait connaître au-delà des frontières.

Développer son chiffre d’affaires

Toucher davantage de personnes, c’est multiplier les occasions de vente. C’est le premier objectif de la traduction, à condition que votre offre puisse effectivement servir ces nouveaux clients : livraison à l’étranger, prestations à distance, accueil d’une clientèle touristique, partenariats internationaux. L’accueil d’une clientèle touristique relève aussi du marketing touristique, que nous abordons sous l’angle des visiteurs étrangers.

Se positionner sur les recherches en anglais

Un internaute britannique ou américain cherche en anglais. Sans pages rédigées dans sa langue, votre site n’a quasiment aucune chance d’apparaître dans ses résultats. Une version anglaise bien construite vous ouvre ces recherches, dans les pays anglophones comme partout où l’anglais sert de langue de travail.

Gagner en crédibilité

Pour un prospect étranger, un site disponible dans une langue qu’il comprend est un signe de sérieux et d’ouverture. Pour de nombreuses entreprises, l’anglais suffit d’ailleurs à couvrir l’essentiel de leurs contacts internationaux, avant d’envisager d’autres langues pour des marchés précis.

Comment traduire un site internet en anglais

Plusieurs démarches sont possibles. La méthode et le coût varient selon le prestataire et le niveau de qualité attendu.

Une agence de traduction

C’est l’option la plus sûre pour un site professionnel. L’agence dispose de traducteurs spécialisés par secteur d’activité. Elle traduit, puis fait relire et corriger les textes avant livraison ; plusieurs traducteurs peuvent intervenir sur un même site pour tenir les délais. Certaines agences savent aussi adapter les textes au référencement, en travaillant les mots-clés que les anglophones utilisent réellement.

Un traducteur indépendant

Un traducteur freelance peut prendre en charge des contenus courants comme des contenus techniques, s’il connaît votre domaine. Avant de vous engager, demandez un court essai sur un extrait de votre site. Sa limite : il travaille seul, sans relecture par un tiers, et ne maîtrise pas toujours le référencement. Prévoyez donc une relecture et un brief sur les mots-clés.

Une plateforme de traduction en ligne

Ces plateformes combinent traduction automatique et relecture humaine (on parle de post-édition). La prestation est moins chère qu’une agence et convient aux contenus simples, à condition de vérifier le niveau de relecture proposé.

Traduire un site en anglais : page d'un dictionnaire photographiée en gros plan

Les outils de traduction automatique

Google Traduction (Google Translate) et les autres traducteurs automatiques ont beaucoup progressé, et les navigateurs comme Chrome proposent de traduire une page d’un simple clic. C’est pratique pour un visiteur, mais ce n’est pas une version anglaise de votre site : la traduction est faite à la volée dans le navigateur, elle n’est pas indexée par Google et vous ne contrôlez pas sa qualité. Utilisés pour produire des textes, ces outils doivent toujours être suivis d’une relecture par une personne qui maîtrise l’anglais : contresens, vocabulaire inadapté et tournures maladroites restent fréquents.

Les règles techniques pour une version anglaise visible

  • Une URL par langue : chaque page anglaise doit avoir sa propre adresse, par exemple dans un sous-répertoire /en/.
  • Les balises hreflang : ces indications techniques signalent à Google les équivalences entre vos pages françaises et anglaises, pour qu’il affiche la bonne version à chaque internaute.
  • Un sélecteur de langue visible, sans redirection automatique forcée selon la localisation du visiteur.
  • Des métadonnées traduites : titres, descriptions, textes alternatifs des images, adresses des pages.
  • Un outil multilingue adapté au CMS : sur WordPress, des extensions dédiées gèrent les versions linguistiques et les balises hreflang.

Le choix de la solution de gestion de contenu pèse beaucoup sur la facilité de mise en place : notre guide pour choisir un CMS aborde ce critère. Si votre site actuel ne permet pas d’ajouter proprement une langue, c’est souvent l’occasion d’une refonte de site internet pensée dès le départ pour le multilingue. Un site qui cumule d’autres faiblesses présente sans doute les signes d’un site web obsolète. Nous menons ces projets partout en France, par exemple pour une création de site internet à Valence, entièrement à distance.

Quel budget pour traduire un site en anglais ?

Le français vers l’anglais fait partie des combinaisons de langues les plus courantes, et donc parmi les plus accessibles. Le coût varie toutefois fortement d’un projet à l’autre, selon plusieurs facteurs :

  • La complexité des contenus : un texte technique, juridique ou médical exige un traducteur spécialisé et coûte plus cher.
  • Le type de prestataire : une agence est généralement plus chère qu’un indépendant, et une plateforme de post-édition se situe le plus souvent entre les deux.
  • Le volume : la traduction est en général facturée au mot. Pour un site entier, demandez un devis global.
  • Le couple de langues : les langues plus rares coûtent davantage que l’anglais.
  • Le délai : une livraison urgente mobilise plus de traducteurs et augmente le prix.

Pour maîtriser le budget, commencez par les pages qui comptent le plus pour vos prospects étrangers (accueil, services principaux, contact) plutôt que de traduire tout le site d’un coup.

Questions fréquentes

Comment traduire un site internet gratuitement ?

Les traducteurs automatiques et les extensions gratuites permettent de produire une première version, mais une relecture humaine reste indispensable pour un site professionnel. Une traduction approximative peut faire plus de tort à votre image que l’absence de version anglaise.

La traduction automatique pénalise-t-elle le référencement ?

Google juge la qualité et l’utilité des contenus, quelle que soit leur méthode de production. Un texte traduit automatiquement sans relecture, maladroit ou inexact, a peu de chances de bien se positionner. Une traduction relue et adaptée aux recherches réelles des anglophones, en revanche, peut parfaitement se classer.

Faut-il traduire tout le site ?

Pas forcément. Traduisez en priorité les pages utiles à une clientèle étrangère. Les actualités locales ou les pages destinées uniquement au marché français peuvent rester en français.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel