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Aide jeune entrepreneur : les dispositifs pour se lancer

Le 7 août 2021 - 6 minutes de lecture
Aide jeune entrepreneur : jeune créateur présentant son projet devant un tableau

Un jeune entrepreneur peut combiner plusieurs aides : une exonération partielle de cotisations sociales au démarrage (l’ACRE), des prêts d’honneur à taux zéro, des garanties bancaires, un accompagnement gratuit par des réseaux spécialisés et, pour les étudiants, un statut dédié. La plupart de ces aides ne sont pas réservées aux jeunes, mais certaines leur sont ouvertes plus facilement, notamment avant 26 ans.

Les dispositifs changent souvent : montants, taux et conditions sont revus au fil des lois de finances. Ce guide présente les grandes familles d’aides et la manière de les mobiliser ; vérifiez toujours les conditions en vigueur sur les sites officiels (Urssaf, France Travail, Bpifrance Création) avant de bâtir votre plan de financement.

L’ACRE : moins de cotisations la première année

L’aide aux créateurs et repreneurs d’entreprise (ACRE) est une exonération partielle de cotisations sociales pendant les douze premiers mois d’activité. Elle ne supprime pas toutes les charges : certaines contributions restent dues (CSG-CRDS, retraite complémentaire, formation professionnelle), et l’exonération est dégressive selon le niveau de revenu.

Depuis 2020, l’ACRE n’est plus ouverte à tous les créateurs. Elle est réservée à certains publics, parmi lesquels :

  • les jeunes de 18 à moins de 26 ans ;
  • les moins de 30 ans reconnus handicapés ou qui ne remplissent pas les conditions d’activité pour être indemnisés par l’assurance chômage ;
  • les demandeurs d’emploi indemnisés ou inscrits depuis un certain temps ;
  • les bénéficiaires de certains minima sociaux ;
  • les créateurs qui s’installent dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • les personnes ayant signé un contrat d’appui au projet d’entreprise.

Les micro-entrepreneurs doivent en faire la demande auprès de l’Urssaf dans un délai court après la création ; leur taux de réduction a par ailleurs été abaissé ces dernières années. Les détails (taux, plafonds, délais) sont expliqués dans notre article sur l’ACRE, à confronter avec les informations à jour de l’Urssaf.

Les prêts d’honneur et les garanties

Un jeune créateur dispose souvent de peu d’apport personnel, ce qui freine les banques. Les prêts d’honneur répondent à ce problème : ce sont des prêts personnels, sans intérêts et sans garantie, accordés au créateur par des réseaux associatifs ou des plateformes locales, après présentation du projet devant un comité. L’argent est ensuite apporté à l’entreprise et fait office de fonds propres, ce qui facilite l’obtention d’un prêt bancaire complémentaire.

D’autres acteurs, comme France Active ou Bpifrance, proposent des garanties qui couvrent une partie du prêt bancaire en cas de défaillance. La banque prend moins de risque et accepte plus facilement de financer un jeune sans historique. Pour certains profils éloignés du crédit bancaire, le microcrédit professionnel peut aussi être une solution.

L’accompagnement à la création

L’accompagnement n’est pas une aide financière, mais c’est souvent ce qui fait la différence. Chambres de commerce et de métiers, réseaux de prêt d’honneur, couveuses, boutiques de gestion, incubateurs et France Travail proposent des ateliers, un suivi individuel et l’aide d’un parrain ou d’un tuteur pour construire le business plan et le prévisionnel financier.

Le contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), conclu avec une couveuse ou une structure d’accompagnement, permet de tester son activité en conditions réelles, sans créer immédiatement d’entreprise, tout en conservant certains droits sociaux.

Aide jeune entrepreneur : billets et pièces en euros posés sur une table

Les dispositifs pour étudiants et jeunes diplômés

Le statut national d’étudiant-entrepreneur

Il permet à un étudiant ou à un jeune diplômé de mener un projet de création en parallèle de ses études, ou juste après. Il est délivré par les pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entrepreneuriat (PEPITE), présents dans les établissements d’enseignement supérieur. Selon les établissements, il donne accès à un accompagnement, à des espaces de travail partagés, à des aménagements d’emploi du temps et parfois au maintien du statut étudiant après le diplôme. La question de l’âge se pose aussi pour ceux qui envisagent de changer de carrière, question que nous examinons à part.

Les jeunes entreprises innovantes et universitaires

Les jeunes entreprises qui consacrent une part importante de leurs dépenses à la recherche, ou qui sont dirigées et détenues en partie par des étudiants, diplômés ou chercheurs, peuvent bénéficier de régimes fiscaux et sociaux spécifiques. Ces statuts ont été remaniés à plusieurs reprises : vérifiez les critères et avantages en vigueur auprès de l’administration fiscale ou de Bpifrance.

Les autres leviers

  • Les aides des régions : chaque région propose ses propres subventions, avances remboursables ou prêts pour les créateurs, avec parfois un volet jeunes.
  • Les aides de France Travail pour les demandeurs d’emploi qui créent : maintien partiel des allocations ou versement d’une partie des droits sous forme de capital.
  • Les concours de création d’entreprise : nationaux ou locaux, certains réservés aux jeunes, ils apportent des dotations, un accompagnement et une visibilité médiatique.
  • Le financement participatif : il permet de tester l’intérêt du public tout en collectant des fonds.

Comment s’y prendre ?

  1. Formalisez votre projet : un business plan et un prévisionnel solides sont exigés par presque tous les financeurs.
  2. Rapprochez-vous d’un réseau d’accompagnement près de chez vous : il connaît les aides locales et vous oriente vers les bons interlocuteurs.
  3. Vérifiez votre éligibilité à l’ACRE avant l’immatriculation, pour ne pas laisser passer le délai de demande.
  4. Combinez les aides : prêt d’honneur + prêt bancaire garanti + apport personnel constituent souvent un tour de table solide.

Pensez enfin à budgéter votre présence en ligne dès le départ : pour un jeune entrepreneur sans réseau, être trouvé sur Google est souvent la première source de clients. Notre offre de création de site vitrine s’adresse aux entreprises qui démarrent.

Questions fréquentes

Quelle aide pour créer son entreprise à moins de 26 ans ?

Les 18-25 ans font partie des publics éligibles à l’ACRE. Ils peuvent aussi solliciter des prêts d’honneur, des garanties bancaires et l’accompagnement des réseaux de création, ainsi que les aides de leur région.

L’ACRE est-elle automatique ?

Non. Elle dépend de votre situation personnelle, et les micro-entrepreneurs doivent la demander à l’Urssaf dans un délai réglementaire après la création. Vérifiez la démarche qui vous concerne sur le site de l’Urssaf.

Un étudiant peut-il créer son entreprise ?

Oui. Le statut national d’étudiant-entrepreneur, délivré par les PEPITE, permet de concilier études et projet de création, avec un accompagnement adapté.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel