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Audit de contenu : comment le réaliser en 5 étapes

Le 20 juillet 2019 - 6 minutes de lecture
Audit de contenu : main surlignant des passages sur un document imprimé

Un audit de contenu consiste à inventorier toutes les pages d’un site, à mesurer ce que chacune rapporte (trafic, positions, liens, conversions) et à décider pour chacune : la garder, l’améliorer, la fusionner ou la supprimer. Il se fait en cinq étapes : lister les pages, collecter les données, vérifier les bases SEO de chaque page, classer les pages selon leurs performances, puis planifier les actions.

La qualité du contenu est devenue l’un des facteurs les plus déterminants pour la performance d’un site. Les moteurs de recherche cherchent les pages qui répondent le mieux aux questions des internautes, et les internautes quittent vite celles qui n’y répondent pas. Tout l’enjeu est de savoir ce qui fonctionne sur votre site, ce qui doit être retouché et ce qui doit être revu en profondeur. C’est précisément l’objet d’un audit de contenu.

Étape 1 : dresser l’inventaire des pages

Sur un petit site, la liste des pages peut se faire à la main. Au-delà de quelques dizaines de pages ou d’articles, mieux vaut l’extraire automatiquement :

  • depuis le sitemap XML du site, qui liste les pages destinées à être indexées ;
  • avec un crawler, un logiciel qui parcourt le site comme le ferait Google et récupère pour chaque URL son titre, sa méta-description, ses balises Hn et son nombre de mots ;
  • depuis votre outil d’analyse d’audience (Google Analytics ou équivalent), qui liste les pages réellement visitées.

En complément de cet audit, retrouvez nos conseils SEO simples pour mieux vous classer sur Google.

Rassemblez le tout dans un tableur (Excel ou Google Sheets), à raison d’une ligne par URL. C’est la base de travail de tout l’audit.

Étape 2 : collecter les données de performance

Rien ne remplace les données réelles. Deux outils gratuits suffisent pour l’essentiel :

  • Google Analytics (ou un outil équivalent) : nombre de visites par page, durée d’engagement, conversions (formulaires envoyés, appels, achats). Il montre comment les visiteurs interagissent avec votre site.
  • La Google Search Console (anciennement Google Webmaster Tools) : clics et impressions dans Google, requêtes sur lesquelles chaque page apparaît, état de l’indexation, erreurs techniques et alertes de sécurité.

Ajoutez pour chaque page le nombre de liens entrants venant d’autres sites, fourni par la Search Console ou par un outil d’analyse de liens. En croisant ces sources, vous savez qui visite chaque page, d’où viennent les visiteurs et ce qu’ils y font. Choisissez une période assez longue, au moins douze mois, pour lisser les effets de saison.

Audit de contenu : tableau de chiffres affiché sur un écran d'ordinateur

Étape 3 : vérifier les bases SEO de chaque page

Si le site n’a pas été audité depuis longtemps, relisez les anciennes pages et vérifiez comment elles ont été construites. Les règles de base du référencement sont bien établies, et les erreurs se repèrent vite :

  • le bourrage de mots-clés : des pages où l’on a voulu placer le même mot-clé partout, au détriment de la lecture. Google les juge de faible qualité ;
  • les balises title et méta-descriptions absentes, trop longues, dupliquées d’une page à l’autre ;
  • la hiérarchie des titres : un H1 unique par page, puis des H2 et H3 logiques ;
  • les contenus dupliqués : des textes identiques ou très proches sur plusieurs pages ;
  • les contenus obsolètes : dates, prix, offres ou informations réglementaires dépassés ;
  • la cannibalisation : plusieurs pages qui visent la même requête et se concurrencent dans Google.

Dans la plupart des cas, il suffit de réécrire la page pour la rendre plus claire et plus utile. Parfois, il est plus sage de repartir de zéro.

Étape 4 : classer les pages selon leurs performances

Une fois les données réunies, chaque page reçoit une décision. Il n’existe pas de seuil universel : une page qui attire peu de visites mais génère des demandes de devis vaut mieux qu’un article très lu sans aucun rapport avec votre activité. Nous utilisons généralement quatre catégories :

Situation de la pageDécision
Trafic, positions et conversions satisfaisantsConserver, mettre à jour régulièrement
Sujet utile mais page faible, datée ou mal positionnéeAméliorer : réécrire, compléter, optimiser
Plusieurs pages faibles sur le même sujetFusionner en une page complète, avec redirections 301
Sujet hors de votre activité, sans trafic ni liensSupprimer, ou passer en noindex, avec redirection si nécessaire

Avant de supprimer une page, vérifiez qu’elle ne reçoit pas de liens de qualité depuis d’autres sites : dans ce cas, redirigez-la vers la page la plus proche pour ne pas perdre cette popularité. Notez aussi ce qui fonctionne : une page qui attire du trafic et des liens vous indique le format, le ton et les sujets à reproduire ailleurs sur le site.

Étape 5 : intégrer les réseaux sociaux et planifier

Les réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Instagram…) peuvent apporter un trafic non négligeable. Intégrez-les à l’audit : quelles pages sont partagées, lesquelles génèrent des visites depuis ces réseaux ? Votre outil d’analyse d’audience indique le trafic venu de chaque réseau ; certains services spécialisés, comme SharedCount, mesurent les partages par URL. Les pages les plus partagées sont une bonne indication des sujets à développer.

Si les réseaux sociaux ne vous apportent rien, deux questions se posent : êtes-vous présent sur ceux qu’utilisent vos clients, et vos publications sont-elles adaptées à chaque format ? Un message court et accrocheur pour un fil d’actualité, un visuel soigné pour Instagram, un texte argumenté pour LinkedIn. Les liens raccourcis avec suivi, comme ceux de Bitly, permettent de mesurer les clics sur chaque publication.

Transformer l’audit en plan d’action

Le tableur final croise pour chaque page les données d’audience, de référencement et de partage, avec la décision prise. Classez les actions par impact attendu et par effort : commencez par les pages qui sont déjà proches de la première page de Google ou qui génèrent des contacts. Cet audit sert enfin de base à votre stratégie éditoriale : il montre les sujets qui manquent et ceux qui méritent d’être approfondis.

Un audit de contenu se complète d’un audit technique SEO, qui vérifie que Google peut explorer et indexer correctement ces pages. Pour un premier diagnostic de votre site, demandez notre audit SEO gratuit. Vous cherchez une agence web à Lorient ? Notre équipe accompagne à distance les entreprises de toute la France.

Questions fréquentes

C’est quoi un audit de contenu ?

C’est l’analyse de toutes les pages d’un site, de leur qualité et de leurs performances, pour décider lesquelles conserver, améliorer, fusionner ou supprimer.

Quels éléments inclure dans un audit de contenu ?

Pour chaque URL : le titre, la méta-description, le nombre de mots, le trafic, les clics et impressions dans Google, les positions, les liens entrants, les conversions et la date de dernière mise à jour.

À quelle fréquence faire un audit de contenu ?

Un audit complet une fois par an convient à la plupart des sites, avec un suivi plus léger chaque trimestre des pages les plus importantes. Un site qui publie beaucoup gagne à le faire plus souvent.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel