Création de site

Enregistrer un nom de domaine : 5 erreurs à éviter

Le 22 juillet 2019 - 9 minutes de lecture
Enregistrer un nom de domaine : personne notant des idées de noms sur un carnet à côté d'un ordinateur

Avant d’enregistrer un nom de domaine, vérifiez qu’il est court, facile à dicter, sans double lecture gênante, sans trait d’union inutile, et que son extension correspond à votre public. Une fois l’enregistrement payé, le nom ne se modifie pas : en cas d’erreur, il faut en acheter un autre, migrer le site et rediriger l’ancien. Quelques minutes de vérification évitent ce chantier.

Le nom de domaine est l’adresse de votre site (par exemple monentreprise.fr). Il apparaît sur vos cartes de visite, dans vos adresses e-mail, sur votre fiche Google et dans les résultats de recherche. Il vous accompagnera souvent pendant des années. Voici les erreurs que nous rencontrons le plus souvent chez les entreprises qui nous confient la création de site vitrine, puis les bons réflexes à adopter avant de valider la commande. Vous préparez une création de site internet à Paris ? Notre agence vous accompagne à distance, de l’analyse à la mise en ligne.

Pourquoi l’enregistrement d’un nom de domaine engage sur la durée

Enregistrer un nom de domaine, c’est le réserver auprès d’un bureau d’enregistrement (un « registrar », la société habilitée à vendre les noms de domaine) pour une durée donnée, généralement d’un à plusieurs années, renouvelable. Pendant cette période, l’adresse vous est réservée, mais son orthographe est figée : on ne corrige pas une lettre, on ne change pas d’extension. Toute correction passe par un nouveau nom.

Changer de nom de domaine sur un site déjà en ligne a un coût : refaire les supports imprimés, mettre à jour les adresses e-mail, prévenir les clients, mettre en place des redirections 301 (des redirections permanentes qui renvoient l’ancienne adresse vers la nouvelle) et accepter une période d’instabilité dans Google. D’où l’intérêt de bien choisir dès le départ.

Les 5 erreurs à éviter avant d’enregistrer un nom de domaine

1. Un nom trop long à taper

Plus un nom est long, plus il est difficile à retenir et plus le risque de faute de frappe augmente. Si la raison sociale de votre entreprise est longue, condensez-la pour le web. Une société nommée « Petite imprimerie et Internet café de Paris » gagnerait à utiliser une version courte, par exemple ses initiales ou un nom d’usage plus simple. Le nom complet reste affiché sur le site, dans l’en-tête et les mentions légales : le domaine n’a pas besoin de tout dire.

Un bon test : dictez le nom au téléphone à quelqu’un qui ne le connaît pas. S’il faut l’épeler ou expliquer où sont les coupures, il est probablement trop long ou trop ambigu.

2. Les doubles lectures et jeux de mots involontaires

Un nom de domaine s’écrit sans espace : les mots se collent et peuvent former une lecture que vous n’aviez pas prévue. Deux exemples connus circulent depuis longtemps : un site de vente de stylos baptisé « Pen Island », qui devient « penisland » une fois collé, et le site d’entraide technique « Experts Exchange », dont la version attachée prête aussi à sourire. Ce type de double lecture se remarque parfois tard, une fois les supports imprimés.

Avant de valider, écrivez le nom en minuscules, sans espace, et faites-le relire par plusieurs personnes, idéalement de profils différents. Si vous visez un public étranger, vérifiez aussi la lecture dans la langue concernée.

3. Une extension mal choisie

L’extension, ou TLD (Top Level Domain, domaine de premier niveau), est la terminaison de l’adresse : .fr, .com, .net, .org, etc. Les internautes lui associent un sens :

  • .fr : un site qui s’adresse au public français, l’extension la plus naturelle pour une entreprise locale ;
  • .com : une extension généraliste et internationale ;
  • .org : souvent associé aux associations et organismes à but non lucratif ;
  • .gouv.fr : réservé aux sites officiels de l’État, que le public reconnaît comme tels.

Il existe aujourd’hui des centaines d’extensions, dont certaines thématiques ou géographiques. Certaines imposent des conditions d’enregistrement, par exemple résider ou être établi dans le pays ou la région concernés. Lisez ces conditions avant de commander. Pour une entreprise française dont la clientèle est en France, le .fr reste le choix le plus lisible.

4. Un nom trop ciblé sur un seul produit

Un nom construit autour d’un seul produit vous enferme. Un restaurant qui sert du poulet bio pourrait être tenté par « aupouletbio.fr ». Mais s’il propose aussi des viandes, des plats végétariens ou une activité traiteur, le nom devient trompeur, et il faudra en changer si l’offre évolue. Un nom plus large, ou tout simplement le nom de l’établissement, laisse la place à votre développement et sert votre marque.

Dans la majorité des cas, nous conseillons d’ailleurs d’utiliser le nom commercial de l’entreprise : c’est ce que vos clients tapent dans Google, ce qu’ils retiennent et ce qui renforce votre notoriété à chaque visite.

5. Les traits d’union en série

Les traits d’union sont autorisés, mais ils compliquent la dictée (« tiret » ou « trait d’union » ? avant ou après tel mot ?) et donnent souvent une impression de site peu soigné, surtout quand ils servent à aligner des mots-clés. Ils n’apportent pas d’avantage de référencement mesurable. Un trait d’union peut se justifier pour éviter une double lecture ; au-delà d’un, il devient un frein.

Enregistrer un nom de domaine : mains tapant sur le clavier d'un ordinateur portable

Les bons réflexes avant de valider la commande

Préparer plusieurs variantes

Le nom que vous avez en tête est peut-être déjà pris. Avant de lancer la recherche de disponibilité, dressez une liste de cinq à dix variantes : ordre des mots différent, synonymes, ajout de la ville ou du métier. Un dictionnaire des synonymes aide à trouver des alternatives naturelles plutôt que de subir les suggestions automatiques des registrars, souvent peu heureuses. Pour la méthode complète, consultez notre article pour trouver un nom de domaine.

Relire l’orthographe avant de payer

L’erreur paraît évidente, et pourtant elle arrive régulièrement : une lettre inversée, un accent oublié, un « s » en trop. Une fois la commande validée, le nom mal orthographié vous appartient et ne peut pas être corrigé. Il faut alors en acheter un second. Relisez lettre par lettre, à voix haute, au moment de payer.

Vérifier la cohérence avec les réseaux sociaux

Un nom identique sur votre site et sur vos comptes sociaux (Facebook, Instagram, LinkedIn, X…) facilite la reconnaissance de votre marque. Vérifiez la disponibilité des identifiants en même temps que celle du domaine. Si le nom exact est pris sur un réseau, une variante proche et cohérente fait l’affaire.

Donner un indice sur l’activité, sans bourrer de mots-clés

Un mot qui évoque votre activité aide le visiteur à comprendre où il arrive, par exemple dans un résultat de recherche. En revanche, le mot-clé dans le nom de domaine n’est pas un levier de référencement significatif : Google s’appuie sur le contenu des pages, leur qualité et les liens qu’elles reçoivent. Un nom incohérent avec l’activité, à l’inverse, crée de la méfiance : on hésite à confier un projet automobile à un site dont le nom évoque le poisson ou le fax.

Protéger son nom avec les extensions voisines

Un tiers peut enregistrer votre nom avec une autre extension (.com, .net, .eu…) pour capter une partie de votre trafic, voire usurper votre identité. Si votre budget le permet, réservez les principales variantes de votre nom et redirigez-les vers votre site principal. C’est ce que font les grandes marques : taper l’adresse de Google en .net, par exemple, renvoie vers le site principal. Pour une petite entreprise, le .fr et le .com suffisent souvent.

Récapitulatif : la check-list avant enregistrement

Point à vérifierQuestion à se poser
LongueurPeut-on le dicter au téléphone sans l’épeler ?
LectureUne fois les mots collés, forme-t-il une lecture indésirable ?
ExtensionCorrespond-elle à mon public et ai-je le droit de l’enregistrer ?
ÉvolutivitéRestera-t-il juste si mon offre s’élargit ?
Traits d’unionSont-ils vraiment indispensables ?
OrthographeAi-je relu lettre par lettre avant de payer ?
Réseaux sociauxLes identifiants correspondants sont-ils libres ?
ProtectionFaut-il réserver le .com ou d’autres variantes ?

Pour un site d’entreprise, le choix du nom pose aussi des questions de marque et de crédibilité : nous les détaillons dans notre article sur le nom de domaine professionnel.

Questions fréquentes

Comment et où acheter un nom de domaine ?

On l’achète auprès d’un bureau d’enregistrement (registrar) ou d’un hébergeur qui joue ce rôle. Vous saisissez le nom souhaité, l’outil indique s’il est disponible, puis vous choisissez la durée de réservation. Pensez à activer le renouvellement automatique pour ne pas perdre le nom par oubli.

Peut-on enregistrer un nom de domaine gratuitement ?

Certaines offres d’hébergement incluent le nom de domaine la première année, mais il est ensuite facturé au renouvellement. Vérifiez surtout que le nom est enregistré à votre nom ou à celui de votre entreprise : c’est ce qui garantit que vous en restez propriétaire si vous changez de prestataire.

Qui attribue les noms de domaine ?

Chaque extension est gérée par un registre : l’Afnic pour le .fr, par exemple. Les registres délèguent la vente aux bureaux d’enregistrement accrédités. Le principe est celui du « premier arrivé, premier servi » : le premier qui enregistre un nom disponible l’obtient.

Peut-on changer de nom de domaine après coup ?

Oui, mais pas en modifiant le nom existant : il faut en enregistrer un nouveau, y basculer le site et rediriger chaque ancienne page vers la nouvelle adresse. Bien menée, cette migration préserve l’essentiel du référencement ; mal menée, elle fait perdre des positions.

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Nicolas Mercatili, fondateur de l'agence SEO-TECH

Nicolas Mercatili

Fondateur et président de CN DIGITAL, la société qui édite SEO-TECH. Consultant SEO depuis 2010, il pilote les projets clients notament sur la partir SEO. Cofondateur de Semjuice, formateur Google et conférencier, il accompagne les entreprises pour être visibles sur Google et dans les réponses des assistants IA. LinkedIn · Site personnel